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13, l'album

 
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Hell-or-Heaven
Le Péril Jaune

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MessagePosté le: Mar 1 Aoû 2017 - 22:23    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

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13


01 Black Sky
02 2033
03 Station 13
04 Henry Darger
05 La Vie est Belle
06 Kimono dans l'ambulance
07 Karma Girls
08 Suffragettes BB
09 Un été Français
10 TomBoy 1 (feat. Kiddy Smile)
11 Song For A Dream
12 Cartagène
13 Gloria (feat. Asia Argento)




+ 13


01 Trump le Monde
02 La 13ème Vague
03 Station 13 (version longue)
04 TomBoy 2
05 Henry Darger (John Digweed & Nick Muir Remix)
06 Un été Français (Joachim Garraud & Ridwello Remix)
07 Station 13 (Vitalic Remix)
08 Station 13 (Talisco Remix)




Disponible depuis le 08.09.2017 en édition standard 1 CD, 2 CD, livre 2 CD, double-vinyle, double-vinyle transparent, cassette audio, et en différents coffrets.




Bonsoir à toutes et à tous,


Après en avoir parlé hier, me voilà donc lancé pour ouvrir le topic sur l'album 13 à venir le mois prochain.


[ Dès que l'on aura la liste des chansons, un visuel complet de la pochette, ce genre de choses, je les mettrai ici en guise d'ouverture du topic. ]


Puisque nous sommes maintenant à plus de 4 ans de la sortie de Black City Parade, on était en droit d'attendre un nouvel album pour cette année, sentiment renforcé par quelques photos et vidéos postées entre autres par Sirkis et oLi De SaT sur les réseaux sociaux dans les derniers mois. Les teasers audio/vidéo sortis en Avril et Mai affichaient une ambiance électronique et colorée, pas très loin des premiers aperçus du précédent album, ce qui n'était pas pour me déplaire. Si le nouveau logo dévoilé reprenait ostensiblement l'idée de la croix de Paradize en l'utilisant pour former un "13" et en indiquant le "I" d'Indochine, je le trouvais un petit peu simple, mais rien de bien méchant non plus.


Puis est arrivée l'annonce de la participation du groupe à l'émission Quotidien du 08.06.2017, et je fus persuadé d'avoir accès alors à quelque chose de vraiment neuf, avec une grosse probabilité pour un nouveau morceau. En temps normal, je ne suis pas un grand fan de cette émission ; si j'aimais à petite dose l'humour du Petit Journal de Yann Barthès, je le trouve étrangement plus hypocrite, lourd et assez inutile dans cette nouvelle émission. Mais bon, cela ne change pas grand chose, et en visionnant cette édition, j'ai plutôt apprécié voir Sirkis pour la première fois en interview depuis un moment. De toute manière, en général j'aime Sirkis en interview, il me fait rire parce que je le trouve généralement peu à l'aise, ce qui après tant d'années devant les caméras, est toujours fun ^^


Qui plus est, ce passage télévisé nous permettait d'apprendre quelques sympathiques informations sur l'album à venir. Cela m'a assez étonné de la part du groupe, d'aller aussi doucement aux nouvelles concernant la préparation de leurs nouveaux travaux. En général, ils préfèrent faire plaisir aux fans en distillant tout du long des images et des informations, sans trop de cachotteries. J'imagine que cette envie de présenter les choses par petites doses en se faisant discret, voire secret, vient aussi de l'observation de plus artistes et groupes ayant procédé ainsi ces dernières années, avec un succès plutôt appréciable (à commencer par Bowie qui a fait le coup en 2013, peu après BCP, avec son album The Next Day composé et enregistré dans le plus grand secret après des années de silence médiatique, ou en 2016 avec son dernier album Blackstar, bien qu'un petit peu plus médiatisé celui-ci).



Ce soir-là à la télévision, "La vie est belle" fut donc le premier morceau diffusé, annonceur de la nouvelle ère du groupe, pour les quelques années à venir. Comme déjà dit ailleurs, j'ai tendance à préférer chez Indochine tout ce qui est arrivé depuis Dancetaria, ce rock alternatif teinté de sonorités électroniques qui atteint son apogée dans Paradize, qui se veut plus brut avec Alice & June, peut-être plus pop (quoique) avec La République des Meteors, et qui revient avec une tendance un peu plus new wave sur Black City Parade. Quoi qu'il en soit, c'est cette ambiance qui me plaît le plus chez le groupe, bien que je ne renie pas tout ce qui existe d'autres dans leur production, dont j'apprécie une grande partie des morceaux et des albums, évidemment. Donc là, avec ce nouveau morceau clairement plus orienté pop et electro, je m'attendais à moins y trouver mon compte. Mais au bout de plusieurs écoutes, j'ai vraiment apprécié le nouveau single, et tout ce qu'il promet pour l'album...


Parce que oui, ce n'est pas nouveau, Indochine n'est pas forcément le groupe le plus à-même d'évoluer d'un album à l'autre, de se renouveler constamment. Dire que leur musique stagne est clairement faux, pour moi, parce qu'il y a des évolutions dans les textes, dans les thématiques, dans les musiques, et il y en a toujours eu. Donc là, clairement, on peut y voir une évolution bienvenue, vers une musique plus dansante, plus electro et, je crois le discerner avec ce qui nous est parvenu pour l'instant, plus ambiant. Ce qui m'attire beaucoup, et j'espère que cela continuera dans cette direction jusqu'à ce que l'on ai le nouvel album à écouter.


Lorsque le 13 Tour fut annoncé, bien que la probabilité que ce soit également le nom de l'album fut très forte, j'ai espéré que ce n'était qu'un nom pour signaler le numéro de l'opus au sein de la discographie du groupe. Je trouvais ça un peu facile d'appeler ce nouvel album simplement 13, reprenant sans la moindre discrétion le nom du 3ème album, le bien nommé 3, 32 ans après sa sortie. Ce n'est pas vraiment un drame en soi, mais je trouve que c'est un peu dommage de regarder en arrière pour ça, et de ne pas donner un nom qui se suffise à lui-même, voire qui véhicule des idées, un imaginaire... Maintenant, peut-être qu'au sein de l'album, cela aura un sens particulier, et que cela pourra ne pas tourner à la recherche à peine voilée d'un succès. Parce que, bien évidemment, chercher à faire vendre l'album, à le faire écouter au plus grand nombre, cela n'a rien de honteux, et c'est totalement logique, c'est le but de tout artiste ! Mais ce n'est pas le seul fait qui me fasse me questionner un petit peu sur la volonté vraiment mercantile des démarches autour de cette album... 


De ce que l'on en sait pour l'instant, le groupe s'est entouré de divers artistes pour composer ou co-composer les morceaux (ce qu'a fait Mickaël Furnon en revenant sur cet album pour composer le nouveau single, 15 ans après "J'ai demandé à la Lune", mais je ne pense pas que le succès sera autant prégnant ici), pour apporter leurs plumes sur les textes... Si j'aime beaucoup BCP, ça me manquait un petit peu de ne pas voir le groupe renouveler de fructueuses collaborations comme ce fut le cas depuis 2002, donc cela me fait plutôt plaisir, ici, en espérant que les artistes qui s'ajoutent ici apportent de belles choses. Les personnes chargées du mixage (Mick Guzauski) et du mastering (Chab) de l'album ne sont pas non plus des inconnus, et j'espère là encore que la qualité de leurs travaux habituels se retrouveront magnifier ici, ce qui me semble confirmé par ce que l'on a déjà pu entendre et qui fait montre d'ambiances aériennes et très neuves. Ces collaborations intéressantes se retrouvent dans "l'emballage" de l'album également. Erwin Olaf (que je ne connaissais pas en amont mais dont les travaux que j'ai contemplé depuis sont plutôt appréciables) s'est occupé de la pochette de l'album, et probablement d'une partie du packaging de ce qui fera l'univers visuel de l'album de la treizième ère. Asia Argento, connue pour sa personnalité sulfureuse et ayant déjà travaillé sur de nombreux films en tant qu'actrice ou réalisatrice, et ayant déjà officié sur des clips (comme le très controversé "(s)AINT" de Marilyn Manson, issu de l'album The Golden Age of Grotesque), est en charge de réaliser celui de "La vie est belle", et j'ai hâte d'en voir le résultat (et à moi aussi, cette femme a toujours fait de l'effet, Unita :3 ). Quoi qu'il en soit, comme pour le précédent album, la culture et l'art contemporain, avec des artistes connus ou moins connus, se trouve sollicité et mis en avant par le groupe, ce qui me plaît assez, comme démarche. J'espère que cela se poursuivra.


Alors... que dire de plus sur cet album ? Pour l'instant, on en sait pas beaucoup plus. D'après Sirkis, il sera engagé, dans l'ère du temps et des événements qu'a connu le monde ces dernières années. Sans être un groupe militant, les opinions politiques de Sirkis ne sont pas cachées, et Indochine s'est déjà manifesté pour certaines causes connues. Je ne sais donc pas à quel point cet "engagement" sera présent, ni ce qu'il sera vraiment, mais je pense que cela pourrait être appréciable, et je demande à voir. Les textes que l'on connait pour l'instant ne sont pas vraiment engagés, mais ils abordent des thématiques comme, je crois, le regard en arrière sur la vie, le recul, ce qui peut apporter une certaine nouveauté aux thématiques d'Indochine. Néanmoins, les visuels déjà dévoilés, comme la pochette et ses enfants à bannières ou la photo du groupe devant un drapeau américain dont les étoiles deviennent des têtes de mort et les lignes ressemblent à des traînées de sang, peuvent eux montrer un peu la voie qui sera peut-être celle de l'album... Je demande à voir, encore.


Diverses éditions ont été dévoilées en précommandes, de l'album simple à la version double, au vinyle, en passant par la cassette audio, dans une box, avec un lecteur cassette... Il y en a pour tous les goûts (et pour toutes les sommes) ! Maintenant, je dois avouer que j'ai hâte de découvrir ce nouvel opus. Je reste dubitatif quant à certaines choses le concernant, mais je pense que le résultat, sans peut-être être un chef-d'œuvre, pourra au moins donner quelque chose de vraiment intéressant. Je reste ouvert à tout ce que pourra offrir Indochine pour ce 13ème chapitre. L'œuvre d'Indochine n'est pas la plus grande qui soit au monde, et même pas dans le paysage musical français, néanmoins elle m'a toujours beaucoup apporté, et j'espère que ça sera encore le cas ici. Les premiers textes me touchent déjà, et j'espère que le reste continuera ainsi.


Vivement le 08.09.2017, et vivement la sortie de 13 ♪
_________________
"You whish on stars sealed in the sidewalk
Cause money can't buy the ones above us
You ride with sadness inside your jeans
Lost in some dreams that have the size of the TV screen..."

AaRON - "Ride On"


Dernière édition par Hell-or-Heaven le Lun 18 Sep 2017 - 17:21; édité 1 fois
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Unita
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MessagePosté le: Mer 2 Aoû 2017 - 21:02    Sujet du message: Re: 13, l'album Répondre en citant

Hell-or-Heaven a écrit:
(et à moi aussi, cette femme a toujours fait de l'effet, Unita :3 )

Mr. Green


Je ne suis pas tellement d'accord avec le fait que le groupe soit habitué à plus de "franchise" pour ses projets futurs. On savait que quelque chose de grand se préparait sans imaginer un stade, par exemple. Ou la venue de Lou, de Dimitri ou de cette formidable Alice Renavand...

Le groupe est engagé à sa petite échelle, avec des clins d'oeil aux chanteurs français ayant leur argent en Suisse, en décidant d'ajouter des concerts pour continuer à vivre après les drames terroristes... je ne sais pas s'il faut en attendre davantage dans leurs textes. J'ai le sentiment que ce n'est pas leur genre. Mais pourquoi pas, ce serait chouette à voir.

J'ai un peu peur de cet album, j'ai peur qu'il soit trop pop, trop électro, j'appréhende un peu. On est bien loin de l'Indochine que j'aime mais j'ose espérer qu'ils sauront me ravir une fois de plus, au moins avec quelques morceaux.

Pour terminer, je ne comprends pas du tout leurs choix de packaging avec un retour de vintage onéreux et inutile comme des cassettes audio que les gens vont acheter dans la seule idée que c'est du Indochine. Ça me laisse songeuse.
_________________
"Et si c’est un crayon, oui, contre la mitraille
Alors que le papier soit le champ de bataille
Que nos plumes à jamais gardent toujours leur livre
Qu’il est plus important d’être debout que de vivre

Ils peuvent assassiner nos corps mais pas nos âmes
Le souffle du néant n’éteindra pas la flamme
Tous les gamins du monde, charbon sur du papier
Dessineront toujours ton visage, ô Liberté!


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MessagePosté le: Lun 21 Aoû 2017 - 13:26    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Divers extraits et avis sur le nouvel album:

http://www.rtl2.fr/culture/video-indochine-publie-un-extrait-de-kimono-dans…

http://www.20minutes.fr/culture/musique/2113123-20170807-ecoute-13-nouvel-a…

https://www.virginradio.fr/indochine-13-la-tracklist-du-nouvel-album-devoil…
_________________
"Et si c’est un crayon, oui, contre la mitraille
Alors que le papier soit le champ de bataille
Que nos plumes à jamais gardent toujours leur livre
Qu’il est plus important d’être debout que de vivre

Ils peuvent assassiner nos corps mais pas nos âmes
Le souffle du néant n’éteindra pas la flamme
Tous les gamins du monde, charbon sur du papier
Dessineront toujours ton visage, ô Liberté!


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MessagePosté le: Mer 6 Sep 2017 - 22:29    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

J etais a rtl2 pour l'avt 1ere et c une putin de bombe de a a z !!!!

Tomboy et un ete francais vont tout dechirer en live !!
Song for a dream et Black Sky aussi :-D
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Unita
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MessagePosté le: Jeu 7 Sep 2017 - 15:11    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Ça donne envie tout ça! Hâte d'être à demain!
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"Et si c’est un crayon, oui, contre la mitraille
Alors que le papier soit le champ de bataille
Que nos plumes à jamais gardent toujours leur livre
Qu’il est plus important d’être debout que de vivre

Ils peuvent assassiner nos corps mais pas nos âmes
Le souffle du néant n’éteindra pas la flamme
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MessagePosté le: Ven 8 Sep 2017 - 07:15    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Song for a dream c June puisance 1000 !!! Very Happy
Et Tomboy Marilyn puisansse 1000 !!!  Very Happy
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Unita
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MessagePosté le: Dim 10 Sep 2017 - 14:12    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Alors, alors?? Vous l'avez écouté? Quel format avez-vous acheté?

Pour ma part, j'ai eu une peine folle à dénicher l'édition avec le livret et la box... en Suisse, c'est pas comme en France, j'ai fait plusieurs magasins pour obtenir le fameux sésame! Mais je l'ai.

Pour le moment, je suis dans une vague de fanatitude sans lucidité mais je vous promets un avis plus nuancé prochainement. Mr. Green Je suis moins emballée par les remixes en revanche, je ne vois pas bien l'intérêt. En boîte, à la limite... Et j'adore absolument les cartes postales détachables. En tant que photographe amateur, je trouve que les clichés sont vraiment puissants et réussis. Par contre, pouvez-vous m'expliquer les ballons?! Laughing

Hâte de vous lire, les amis!
_________________
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Alors que le papier soit le champ de bataille
Que nos plumes à jamais gardent toujours leur livre
Qu’il est plus important d’être debout que de vivre

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Maxime
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MessagePosté le: Dim 10 Sep 2017 - 14:35    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Petit avis global sur l'album.  Razz 


Je trouve les morceaux bien rythmés, relativement bien construits dans leur ensemble, et j'apprécie les sonorités ( en ce moment j'écoute beaucoup d'électro indus et d'électro pop), donc à ce niveau là je suis assez ravi.


Ceci dit, je crains percevoir, ou ressentir, une certaine homogénéité dans les morceaux. Au sein d'un même morceau, ou entre les morceaux. Mais elle reste somme toute relative. 


Y'a quand même des audaces plaisantes et intéressantes. 


Ce qui me fait plaisir, c'est que c'est un album bien pêchu, et très dansant comme annoncé. 
En cela, il est jouissif  de pouvoir s'agiter avec entrain sur des paroles que je ne trouve pas niaises dans l'ensemble, bien que le sens en soit parfois scabreux.  
Mais ça, c'est un peu la marque de fabrique de n. sirkis.  


Concernant ce dernier, j'apprécie globalement la façon dont il pose sa voix bien que son chant soit parfois un peu faux. Mais je trouve ses envolées vocales dans les graves et les aigues criantes de vitalité, et dans l'optique d'une satisfaction émotionnelle à l'écoute, ce n'est pas négligeable. 


La forte présence  des guitares électriques sur les 4 derniers morceaux est réjouissante également, notamment sur Tom boy et ses percussions d'intro bien martiales qui m'ont rappelé "haifisch" de rammstein.  XD  ( avis aux amateurs Razz )


Dans l'ensemble c'est franchement un bon album je trouve. 


Comme deuxième single je vois bien station 13, en cela que ce morceau est particulièrement dansant et qu'il a un gimmick efficace.



Sinon, je vois en black sky un clin d'oeil musical et textuel à Bowie.  Ce morceau m'a fait penser à " heroes" et à "Life on mars". 


Voilà ce que je peux en dire pour l'instant. 


Je développerai peut-être mon avis morceau par morceau. 


Pour conclure je dirai que "13" est au moins dans mon top 5 des album préférés de indo, et peut être même dans mon top 3. Smile
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MessagePosté le: Mar 12 Sep 2017 - 13:31    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Je reste skotshé sur 2 chansons : un été francais et song for a dream !!!!

Des nuits sur un toit a regardé les orages...

Les dieux n'existe paaaaaas !!!  


rock rock rock rock rock rock rock
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Unita
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MessagePosté le: Jeu 14 Sep 2017 - 17:10    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Je vous avais promis un avis plus lucide et construit qu'après le premier moment de fanatitude sans recul critique. Mr. Green

Black Sky
Mon coup de cœur de l’album… le refrain m’emporte comme jamais, les textes sont teintés d’espoir et j’aime particulièrement les arrangements musicaux. C’est vraiment le morceau que j’ai immédiatement imaginé en live et je pense qu’il sera des plus intenses en concert. Ces notes récurrentes, cette coupure avec le « Partiiiir » qui revient presque à un cri du cœur, cela me fait penser à l’effet que me procure Electrastar, tout en magie et vibrations.

Mais pourquoi ce nom qui rappelle Black City Parade et qui ouvre également l’album ?

Nicola disait dans une interview que c’était son morceau préféré, je crois, je comprends pourquoi.

2033
Les paroles ne sont pas très recherchées, les rimes non plus à mon sens. A force de répéter des « trois » et « moi/toi »… c’est le côté dommage. Mais j’aime la musique !

Station 13
J’adore ce morceau ! J’étais vraiment apeurée en entendant le teaser mais j’adhère totalement. Par contre… « Oui oui oui c'est moi, oui oui oui voilà », on y était forcés ? On a connu des paroles plus profondes !


Henry Darger
J’ai fait quelques recherches et j’ai compris qu’il s’agissait d’une personne bien particulière et je comprends la fascination qu’a pu avoir Sirkis pour ce monsieur mais savez-vous pourquoi il a souhaité en faire une chanson ? Ça m’intrigue. Concernant le morceau lui-même, j’apprécie mais je ne suis pas transcendée, il me rend assez indifférente.

La vie est belle
Là aussi, gros coup de cœur, avec Station 13 et Black Sky, c’est évidemment mes préférées. Il y a aussi le côté sentimental car c’est la première que j’ai connue, que j’ai écoutée en boucle les jours précédant la sortie de l’album… alors que je n’étais pas convaincue à la première écoute. Comme quoi…

Kimono dans l’ambulance
J’aime la manière dont le morceau prend de l’ampleur au fil des secondes. Cette alarme du début, les premières notes qui arrivent, puis Nicola qui chante les premières paroles. Moins convaincue par le côté « techno » qui masque un peu des sonorités particulières et qui auraient pu donner une ambiance plus inquiétante et mystérieuse à la chanson. Quant aux paroles, elles sont effrayantes et détonnent avec ce côté « techno » justement, c’est presque dommage.

Karma girls
Il y a un côté un peu « planant » à ce morceau… mais je ne vois pas trop où ils veulent en venir, les boys.

Suffragettes BB
Bof… pas croché. Mais je note un net progrès dans les notes aiguës. Laughing

Un été français
Je vois dans les paroles de gros sous-entendus aux attentats qui ravagent la France depuis quelques années… j’y vois un texte bien engagé.

Tom boy
Ma première réaction a été de hurler « Mais on dirait Marilyn ! ». Vous ne trouvez pas ?! Je trouve que les premières notes sont vraiment flagrantes ! J’aime beaucoup ce morceau mais je n’accroche pas tellement à la voix de Kiddy Smile. Sinon, je suis un peu agacée par cette manière de distinguer les hommes et les femmes (« Je vais t’aimer comme un garçon » dans celle-ci, « Laisse-moi faire comme un garçon » dans Le grand secret), c’est quoi le problème ? Vous n’aimez pas la même chose que nous, les garçons ? Ça se passe autrement ? Laughing Ça ne m’agacerait pas autant si le groupe n’était pas autant dans une approche sans genre dans le reste…

Song for a dream
Le titre a vraisemblablement un lien avec le célèbre film Requiem for a dream… mais j ne parviens pas à le faire donc n’hésitez pas à m’aider. Mr. Green

Cartagène
Le morceau a des lointains airs de leur style des années 80, je trouve. J’aime bien le rendu mais pas gros coup de cœur pour autant.

Gloria
Quelle déception… j’attendais beaucoup de ce titre, après avoir vu qu’Asia Argento y prêtait sa voix et que je ne l’avais jamais entendue chanter. En réalité, elle n’a aucun moment en solo, elle sert juste de chœur supplémentaire à Sirkis. Vraiment, je ne comprends pas le sens de ce duo, c’est dommage. On remarque à peine sa présence. Seul l’accent italien nous aide à la constater…

Trump, le monde
Mouais, pas convaincue. Quant à la syntaxe anglaise... on repassera. Je déteste le côté « reggae » mêlé aux sons plus « techno », le mélange rend mal, je trouve.

La 13ème vague
Le seul titre bonus qui en vaille vraiment la peine, selon moi. Je suis dure mais je trouve vraiment que ça laisse à désirer.
_________________
"Et si c’est un crayon, oui, contre la mitraille
Alors que le papier soit le champ de bataille
Que nos plumes à jamais gardent toujours leur livre
Qu’il est plus important d’être debout que de vivre

Ils peuvent assassiner nos corps mais pas nos âmes
Le souffle du néant n’éteindra pas la flamme
Tous les gamins du monde, charbon sur du papier
Dessineront toujours ton visage, ô Liberté!


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Hell-or-Heaven
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MessagePosté le: Ven 15 Sep 2017 - 00:45    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Bonsoir à toutes et à tous,


J'avais commencé un grand message (pour changer) pour donner mon avis sur l'album, il y a deux jours, sauf qu'avec une grande joie, je l'ai vu s'effacer lorsque la page s'est réactualisée après un moment sans intervention de ma part. Bref. Racontage de vie en direct. Donc nous y revenons, et ça y est, parlons de 13.


Pour revenir un petit peu en arrière, les annonces concernant cet album me plaisaient autant qu'elles me laissaient de marbre. 


Le premier morceau est sorti, et à la première écoute (la version live de "Quotidien"), je n'ai pas vraiment été transcendé, tant pour la musique que pour le texte...  Juste après j'ai trouvé la version studio, et là les arrangements musicaux très fins, avec une ambiance aérienne aux accents psychédéliques, m'ont tout de suite accroché. Le premier extrait montrait au moins l'exigence du travail de son sur l'album à venir. Et concernant le texte, très rapidement le côté naïf inhérent à la découverte des textes de Sirkis s'est effacé pour dévoiler les nuances derrière la simplicité, les mots sont restés en tête, comme toujours. Et finalement, "La Vie est Belle" s'est avéré être le morceau que j'avais besoin d'entendre à ce moment-là, et a très bien accompagné ma vie au moment de sa sortie.


Après cela, on a su que l'album serait majoritairement électro, qu'il se nommerait 13 et que les textes véhiculeraient, dans une certaine mesure, l'actualité des deux dernières années, et un certain engagement politique. Le mastering et le mixage étaient confiés à des personnalités connues, ce qui était un gage de qualité autant qu'une envie de surfer sur la vague. Le nom de l'album, comme un échos à 3 sorti 35 ans plus tôt, ne me plaisait pas forcément. Je me souviens qu'à l'époque où le Black City Tour a été annoncé, Maxime ici présent avait dit que Black City (que l'on pensait être le nom de l'album à ce moment-là) n'était pas un nom qu'il trouvait inspirant. Je ne me souviens plus si son avis a changé lorsque l'on a eu le nom complet de Black City Parade, mais me concernant, ce nom, ou celui du précédent album La République des Meteors, me renvoient des milliers d'images en tête, des concepts, des idées. Et 13, si c'est un chiffre fort pour le groupe, et que cela véhicule là aussi un certain imaginaire, reste pour moi beaucoup plus stérile. Ca, et l'idée d'une composition du premier single assurée par Mickaël Furnon, me faisaient l'idée d'un regard passéiste et d'une envie d'une recherche éperdue de succès par copie des succès antérieurs (cette idée s'est tout de même atténuée en apprenant que Furnon envoyait des compositions au groupe depuis Alice & June déjà, et donc que ce n'était pas tout nouveau, mais plutôt régulier).


Vinrent ensuite les deux extraits qui nous aiguillaient vers la suite de l'album. Déjà "Station 13", qui m'a instantanément plut, et dont le texte et le nom m'évoquaient d'office Bowie (ce que Sirkis a maintes fois confirmé en interviews depuis). Je trouvais cet extrait très éloquent, entraînant, et j'avais juste hâte de le découvrir en entier. Pour "Kimono dans l'ambulance", le titre ne me plaisait pas, et la première écoute non plus. Mais une fois installée l'idée que ce morceau traitait de quelqu'un en train de mourir peu à peu dans une ambulance, avec des gens s'affairant autour de lui, avec en toile de fond l'idée des attentats de Paris en 2015, et une fois que j'ai eu repéré là encore tout l'habillage sonore pointu en fond, ça y était, j'avais accroché et j'avais à nouveau envie de découvrir la suite avec hâte.


Après cela, le packaging de l'album, l'annonce des collaborations, le clip de "La Vie est Belle" de et avec Asia Argento... je voulais vraiment découvrir cet album ! Et dans les derniers jours précédents sa sortie, je n'écoutais presque plus que du Indochine (j'ai redécouvert le morceau qui clôture l'album Le Péril Jaune, et c'est fou ce que cette musique tout synthétiseurs dehors me plaît). Et maintenant, maintenant...


J'aime beaucoup 13.


Cet album me donne envie de bouger, de danser, les paroles entrent et résonnent  en moi avec une facilité déconcertante, tout l'univers véhiculé dans ces images et ces chansons me plaît, m'intrigue, me donne envie de me renseigner... Ce n'est pas une nouveauté, les musiques et les textes d'Indochine ont toujours eu cette faculté d' "éduquer", si tant est que l'on se penche dessus. L'album précédent m'a, entre autres, fait découvrir l'univers de Sylvia Plath (la chanson "Belfast" m'a menée à son recueil de poèmes "Ariel" et son roman "La Cloche de Détresse", sorte de pendant masculin à "L'Attrape-Cœur" de Salinger) et de James Frey (dont "Le Dernier Testament de Ben Zion Avrohom" est devenu l'un de mes livres préférés, en tout cas l'un de ceux qui m'ont le plus questionné, poussé à la réflexion, et dont le quatrième de couverture est sans doute la source principale du texte de "Le Messie"), et cela continue ici encore. L'ambiance électro-pop, surtout dans la première moitié de l'album, la seconde voyant revenir les rythmes forts où basse et batterie s'en donnent à cœur joie, lâchant les guitares saturées, m'a beaucoup plut et me donnent envie de voyager. Bref. J'aime cet album, vraiment.


Je m'en vais détailler un petit peu plus mon avis au cas par cas...


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01 Black Sky


Comme le fait remarquer Unita, le titre m'a, d'office, laissé un peu pantois. Pourquoi un nom si proche de noms déjà liés au répertoire d'Indochine ? Particulièrement à l'album précédent, le bien-nommé Black City Parade. Ce côté un peu "redit" du nom m'étonne un peu, et si à mon sens un titre en Français ("Le Ciel est Noir", malgré l'image de Johnny, ou je ne sais quoi, aurait très bien pu coller pour moi) aurait pu être très bien, il est vrai que Sirkis a souvent eu recours à des noms en Anglais, simples, courts et percutants, pour nommer ses chansons. Donc bon, c'est lié à sa façon de procéder, simplement...


Laissons cela derrière et passons à cette pièce d'ouverture de l'album. Et bien, tout simplement, j'adore profondément ce morceau. Un début magistral, une ouverture qui annonce le ton, qui invite au voyage, à l'évasion. Le tempo est assez lent, lancinant, et l'aliénation qui en ressort fait d'autant plus fortement ressortir les envolées rythmiques et lyriques des refrains. Ce texte est magnifique. En général, le champ lexical de l'espace me fait toujours de l'effet, donc ici, forcément, cela fonctionne à merveille. La musique connaît des sections très différentes les unes des autres, des enchaînements intéressants et assez neufs, et Sirkis maîtrise très bien sa voix sur l'ensemble, avec l'amplitude qu'il s'autorise là. Les ponts viennent adoucir l'ensemble et, parallèlement, le dynamiser agréablement, et je me plais à rêver qu'en live, la fin, son piano et ses percussions montantes permettent d'éclore une nouvelle fois sur un refrain, un ultime refrain, plus fort et plus violent encore que les autres. Que j'ai hâte d'entendre ça. Que j'ai hâte de vivre ça.


"Partir
Vers d'autres galaxies
Et un peu d'espoir
Oui un peu d'espoir
Qu'existe
Une autre galaxie
Pour me recevoir
Pour nous recevoir"


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02 2033


Si les saturations du début me rappellent appréciablement Paradize et toute l'époque liée, le reste du morceau avec une musique plus joyeuse, festivalière, festive, m'évoque plus certains morceaux ou certaines sections de BCP. Quoi qu'il en soit, j'apprécie agréablement la musique de ce morceau, son air, et je trouve qu'il s'insère plutôt bien avec le précédent. Néanmoins, après la claque que représente "Black Sky", il y a forcément une baisse, une déception, qui arrive. Et le texte, s'il est sympathique et assez doux, paraît trop simple. Le thème de l'âge (non plus comme concept abstrait de l'âme, d'état ou je ne sais trop quoi, que l'on a depuis "June", par exemple) comme celui du temps qui passe, de la vie qui défile et qui avance, est présent ici et me semble être, de la part de Sirkis, une avancée, une acceptation, qui l'éloigne des mots adolescents (que les médias continuent encore et toujours à lier à ses textes, un peu facilement je trouve, confondant adolescence et complexe universalité sentimentale), et le pousse vers une évolution de ses textes. Donc c'est ici quelque chose que j'aime beaucoup, une logique d'évolution. Mais cela ne permet pas au morceau de briller complètement pour moi.


"Être ta vie, être ta nuit
Être dans ta vie, être celui
Être choisi, être avec toi
Jusqu'en 2033"


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03 Station 13


Comme dit précédemment, l'extrait déjà dévoilé de ce morceau m'avait vraiment emballé. Et là, cette version complète poursuit allègrement dans cette direction. Ce morceau est dansant, plaisant, total. Il donne envie de bouger, son rythme rapide et ses notes aisément identifiables ne l'empêchant pas d'offrir des séquences variées, plusieurs ambiances. L'écriture qui se débarrasse des refrains pour des couplets aux figures de style permettant la répétition, la règle qui se poursuit, rappelle un peu les morceaux d' Alice & June et leur structure inhabituelle pour le groupe. Cela n'empêche pas les paroles d'être variées, et encore et toujours de très facilement rentrer en tête. L'évocation de Bowie et de tous les autres me plaît vraiment. Si la référence à "Station To Station" ne va guère au-delà du titre, Sirkis quitte tout de même les chemins battus de la structure usuelle des morceaux du groupe, comme la chanson de Bowie susnommée.


Si, d'un point de vue textuelle et sémantique, les "Oui, oui, oui, c'est moi" que l'on entend ne sont pas extrêmement intéressants, je trouve qu'ils donnent à la chanson un repère, et il me tarde encore de les vivre sur scène, tôt ou tard. C'est un moment que j'aime beaucoup et dont, là encore, les aigus me semblent bien maîtrisés.


La version longue présente sur le second disque de l'album dévoile une introduction éthérée et envolée très appréciable, où Sirkis pose une voix dont il dirige les aigus avec une maîtrise qui lui est assez peu coutumière dans ces octaves-là. Je regrette, à la rigueur, que les mots de cette introduction ne soient qu'issus du yaourt Anglais habituel du chanteur. S'il avait vraiment cherché à poser des mots dessus, un texte en Français qui aurait fait une vraie introduction au reste de la chanson, ce passage aurait pu être vraiment grandiose. Un peu dommage, mais si l'on garde l'idée de la voix comme instrument, et que l'on met un peu de côté le texte, c'est très réussi.


"Je me raccroche à qui ?
Tous mes héros sont morts
Ne restent que mes ennemis
Bénis soient mes remords"


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04 Henry Darger


Dès l'annonce des noms des chansons que compterait l'album, ce nom-ci m'a intrigué et intéressé. Je ne connaissais pas du tout Darger avant lecture de son nom ici, et la découverte, fort succinte, de son univers, vient montrer une nouvelle fois ce que j'exprimais plus haut, le côté enrichissant des textes du groupe. Dans les interviews entourant la promotion de l'album, Sirkis a dit que c'était ça, cet homme, son œuvre, qui étaient à la base de l'univers de 13. Un monde gouverné par des jeunes filles, égalitaires entre toutes, se passant des lois que nous connaissons, inventant les leurs propres. D'où l'imagerie développée par Erwin Olaf avec les treize jeunes filles (et, apparemment, un enfant transgenre) de la pochette et du livret, etc. Même sans y connaître grand chose, les images ici véhiculées sont fortes et, une nouvelle fois, invitent au voyage, à la découverte vers autre chose.


Au-delà de ça, j'aime beaucoup l'ambiance très douce et très forte qui se dégage dès les premières secondes du morceau. C'est l'une des pièces les plus clairement électro développées ici. Il y a, encore, quelque chose de lancinant, de continu, dans ce morceau, la musique développe, autant que le texte, l'idée d'un monde qui change, qui doit changer, qui avance, qui doit avancer. J'aime beaucoup ce qui en ressort, et c'est là encore l'une de mes pièces préférées de l'album. Une douceur inéluctable, celle de l'eau, élément que rien n'arrête et qui lie son calme à une violence d'une potentialité inouïe.


"Nous sommes les héroïnes d'Henry Darger
Nous sommes comme des gazolines imaginaires"


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05 La Vie est Belle


Le fameux premier single. Comme dit précédemment, avec plusieurs écoutes, ce morceau est devenu l'une de mes grandes écoutes de l'Été, m'accompagnant dans ma vie, mes réflexions, mes émotions. Au-delà de sa simplicité, la rengaine du "Moi je suis né ici pour n'être qu'avec toi" est devenu presque un mantra, illustrant une envie de vie, de vivre, quelque chose que je trouve très fort. C'est beau, c'est grand. Musicalement, on se sait être en terrain connu, en terres d'Indochine, mais avec quelques pointes qui nous emmènent ailleurs, comme le reste des pièces qui composent l'album. C'est un petit peu le pont entre ce que l'on sait du groupe et ce que l'on découvre dans les autres pistes. Ce choix de chanson en premier single est, extérieurement, assez surprenant tant il dénote avec la production musicale actuelle, et la seule logique commerciale que je perçois est celle d'un titre composé par Mickaël Furnon (même si je ne crois pas du tout que la chanson ait eu autant de succès que "J'ai demandé à la Lune" en son temps, ce qui de toute façon est normal tant ce succès de 2002 est irrationnel).


Le clip d'Asia Argento souffre de ses points forts (expression fort pratique pour tout dire et ne rien dire à la fois) : sa vue subjective est très intéressante et suit la vie de la naissance à la mort, dans sa complétude et sa complexité, mais elle donne aussi à l'image un côté "amateur", qui en un sens renforce l'immersion. Toujours est-il que les images montrées sont fortes, saisissantes, la vie y apparaissant comme belle et cruelle à la fois. Nouvelle participation artistique plaisante, après, récemment, les clips de Xavier Dolan ou Richard Kern pour ne citer qu'eux. J'espère que le reste des vidéos de l'album continueront de la même manière.


"Nous irions faire la vie
Réussir au moins ça
Nous irions faire la nuit
Aussi loin que tu pourras"


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06 Kimono dans l'ambulance


Morceau déjà évoqué précédemment, encore une fois. Même après écoute du texte complet, et après justification du terme de "kimono" utilisé ici, je ne suis pas fan de ce terme, justement. Ca fait trop... "cliché d'Indochine", comme mot typiquement asiatique. Mais bon, ceci mis à part, le texte de l'ensemble est très beau, très fort. Le champ lexical du monde médical, de l'urgence, du soin, du sang, permet de faire naître quelque chose de très fort. Qui plus est, même si en interview Sirkis a dit que ce texte ne renvoyait pas forcément aux attentats de 2015, et que cela avait pu nourrir son écriture tout en parlant de moments plus personnels, c'est, je pense, une imagerie qui vient instantanément en tête quand on écoute un tant soit peu les mots chantés ici. En tout cas, l'urgence désespérée, cette vie qui s'écoule en dehors d'un corps, une vie qui fuit hors des pores de la peau, qui court par les plaies et s'évanouie dans le monde, ça parle forcément. Et j'imagine que chacun peut se construire autour de ça.


Musicalement, les synthés du début rappellent un son traînant de sirènes, et cela dénote étonnamment peu avec le reste du morceau, qui paraît à mi-chemin entre émotion forte et doucereuse et presque un sentiment de joie, entraînant. Il y a, je trouve, une sorte d'échos constamment placé sur la voix et sur les notes elles-mêmes, qui les font ressortir assez puissamment. Les sonorités électriques modernisent l'ensemble malgré des consonances de fond très New Wave, inscrivant toujours Indochine en OVNI à mi-chemin entre hors de son temps et intégré à son temps. Terme déjà utilisé pour parler d'autres morceaux ici, l'aliénation produite par le mélange de la musique et des mots amène à quelque chose de tristement désespéré, résigné, mais en même temps en paix, comme si les 5 étapes du deuil étaient franchies ici, une à une ou toute à la fois, pour mener à cette fin où le narrateur sait ce qui lui arrive, mais n'en veut à personne. J'aime beaucoup tout ça, et je trouve que, sans être ma chanson préférée de l'album, elle est très forte, très puissante. Une mélancolie douce-amère, à l'essentiel dans la définition de son nom même.


"Du mercurochrome sur la violence
Des kimonos blancs dans l'ambulance"


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07 Karma Girls


De tous les morceaux, l'un de ceux que j'attendais le plus, de part l'annonce de son texte écrit par Jean-Louis Murat. Et bien, pour aller en direct de suite, le texte m'a assez déçu. Non pas que les paroles soient fondamentalement mauvaises, mais qu'elles sont assez peu audacieuses pour un texte issu de la plume de Murat. Quand on compare à ses propres chansons, ou à l'évidente beauté simple d' "Un singe en Hiver", forcément, il y a un fossé.


Après, j'aime beaucoup la musique, qui démarre avec une lenteur et une douceur aérienne et asiatique pour s'en éloigner et faire intervenir (initiant la deuxième partie de l'album) des guitares plus saturées, plus fortes, des sonorités qui donnent un petit peu plus de violence. Cette graduation de l'habillage sonore se mêle très bien avec le texte, finalement, dont la litanie et la redondance deviennent presque une force, vue de cette manière-là. Et (bien que là encore j'ai déjà utilisé ce terme en amont), se développe vraiment ici l'idée d'un mantra qui revient, et revient encore pour se renforcer, et au lieu de s'appauvrir, prend du poids et de la puissance.


Ceci dit, cela reste, comme "2033", l'une des pièces les plus faibles de l'album que, pour l'instant, j'ai le moins envie d'écouter spontanément. Cela sera peut-être amené à changer, mais nous n'y sommes pas encore. Hier, lorsque j'étais en train de faire mes courses, j'ai reconnu que la radio du magasin la passait, et si je me disais "j'espère que ce n'est que pour la promotion de l'album et que ça ne sera pas la prochain single, car ça vendrait mal l'album aux non-fans", une forte émotion s'en est dégagée, comme un rapport privilégié entre la musique et moi, au milieu des centaines de personnes dans ce magasin...


"Sur la Terre
Chaque nuit
Avec toi
Partout à ton bras"


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08 Suffragettes BB


Et là, à nouveau, l'un des morceaux que j'attendais le plus, dès que Chloé Delaume a été annoncée pour sa participation ici. Si j'ai mis un moment, à l'époque de sa sortie (pardonnez-moi, j'étais jeune) à accrocher à la musique de "Les aubes sont mortes" prise dans l'ensemble des pièces de La République des Meteors, le texte m'est rapidement apparu comme une vraie réussite. Chloé Delaume est une auteure que j'ai découvert grâce à Sirkis, et son livre "La Dernière Fille Avant La Guerre" qui parle de sa collaboration infructueuse avec le groupe sur les maquettes des morceaux "Beauty Queen" et "Penetration" à l'époque d' Alice & June m'a beaucoup plut, particulièrement pour la poésie de son écriture. Poésie que l'on retrouve allègrement au long des vers de ce morceau. Son titre m'a directement évoqué la chanson "Suffragette City" sur l'album The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars de Bowie, le "BB" orientant peut-être vers Brigitte Bardot (mais pourquoi ? aucune idée, dans le fond). Et, comme pour celle de l'aîné Britannique, on y retrouve un pep's et une dynamique très forts, entraînants, dansants, glam dans l'âme.


"Suffragettes BB" a l'une des mélodies que je trouve les plus puissamment entraînantes de tout l'album, qui donne inévitablement envie de se trémousser en tout sens, encore une fois. J'aime bien sa construction, toujours très speed, partant d'une note simple se démultipliant, se décuplant, se transformant, pour créer au final une musique vraiment rythmée et invitant à sauter partout. La musique porte le message, et le message invite, dans la continuité des thématiques de "Henry Darger" poussées par l'envol de "Black Sky", à imaginer autre chose, notre monde, mais quelque peu changé, dans une vision où le patriarcat laisse la place aux femmes, leur donne toute chance de créer quelque chose de mieux, de neuf, de plus réussi. La poésie des mots a quelque chose de post-moderne dans les vers lancés en phrases découpées et sans liens, avec une poésie perceptible mais au sens lointain, comme des mots collés ensemble. Demain un monde nouveau, et c'est juste l'envie qui nous étreint, au fil des éléments et des maux, pour un ailleurs lointain, mais bientôt, enfin.


"Je veux un monde nouveau
Des filles qui dansent sur l'eau"


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09 Un été Français


L'un des morceaux annoncés comme les plus engagés ou polémiques de l'album. La référence au Front National se fait tout sauf discrète, et donc nécessairement perceptible, et l'ironie avec laquelle est soulevée cette idée d'un été Français et parfait, avec une insistance fort peu voilée, donnent à ce morceau le ton dont il a besoin, soutenues par les sirènes à l'urgence des premières notes. Si le refrain est sensé refléter toute l'absurdité du songe du narrateur, il est étonnamment entraînant, la farce "poétique et politique" du texte devenant presque un hymne qui, je l'espère, ne sera pas compris dans le mauvais sens. Point de nationalisme ici, juste l'idée de souligner l'absurdité d'un pays renfermé sur lui-même. 


La musique me plaît assez par ses tonalités rock sautillantes, et l'usage d'un modificateur de voix (pardonnez la pauvreté de ma connaissance dans le domaine) rappelle agréablement le mégaphone très marquant de l'époque Paradize ou 3.6.3. Perdre sa voix de cette manière, la saturer dans quelque chose d'inhabituel normalement, renforce pour moi l'isolement du rêve vain et tronqué du narrateur, j'aime bien ce petit rappel.


"Quand je suis cerné
Je rêve d'un été Français
Un été parfait
Où rien ne pourra m'arriver"


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10 TomBoy 1


Le "morceau en -boy" de l'album (récurrence qui se trouve, d'ailleurs, complétée pour la seconde fois après BCP par un "morceau en -girls" dans cet album-ci), forcément attendu. Je ne connaissais pas du tout Kiddy Smile avant d'entendre son nom comme collaborateur de l'album, et je n'ai pas écouté depuis. J'ai juste lu un petit peu sa biographie, ce pour quoi il s'est fait connaître, ce qu'il défend. Donc son univers, aussi inconnu qu'il me soit, avait de fortes chances de pouvoir se marier avec celui du groupe, ou l'enrichir.


Comme beaucoup, je me suis dit que les premières notes ressemblaient à "Marilyn", quelques années plus tard. Et, plutôt que ressembler à ce morceau-ci, cela ressemble à celui à qui il doit son nom. La ligne de basse et le jeu de batterie évoquent, à mon sens, les sonorités si caractéristiques de Marilyn Manson, comme (pour ne citer qu'eux) sur les morceaux "Rock Is Dead", "The Beautiful People" ou "The Mephistopheles of Los Angeles". Sonorités que l'on entend assez peu chez Indochine et qui, d'office, donnent un certain relief et une certaine violence au morceau, dès son introduction. Un nouveau morceau qui vient défendre l'égalité et la différence, la différence et l'égalité, au milieu d'un monde d'inégalités. Si le texte semble s'inspirer d'une certaine actualité, en tout cas de nouvelles assez récentes, avec cette idée de gens qui viennent enlever une personne jugée différente pour lui faire du mal, on se sent projeté dans la sexualité, dans l'ethnie, et c'est tous ceux qui furent un jour opprimés quels que soient leurs torts qui imaginent que l'on s'adresse à eux, avec des mots qui comprennent, qui illustrent, qui répondent, qui font du bien.


Un nouveau morceau qui vient donner la part belle aux échanges entre la voix typiquement grave et ronde de Sirkis vers des piques plus aigus dans les refrains, introduits par la voix de Kiddy Smile lui-même, que j'aime assez ici. C'est très rythmé, et même si les couplets ont une tonalité pessimiste avec les violences subies par le narrateur, les refrains sont plus entraînants, plus lumineux, peut-être trop proches d'une rêverie résignée du narrateur battu et tenu à la norme par la force. Pour faire suite à ton message, Unita, le fait de genrer le personnage au masculin ne me choque pas, malgré l'universalité affichée des autres chansons d'Indochine sur le même thème. La chanson parle, ici, d'un narrateur né dans un corps de fille, mais qui se sent garçon, et veut se sentir accepté comme tel. Donc, plus que d'appuyer une différence entre homme et femme dans son texte, je trouve qu'ici l'insistance sur le garçon ("Je vais devenir un garçon", "Je vais t'aimer comme un garçon") sert juste à parler de ce que veut être le personnage par rapport à qui il est maintenant ; comme il parle (probablement) à un homme, "Je vais t'aimer comme un garçon" illustre plutôt pour moi l'idée du "Je vais t'aimer à contre-courant de la façon dont on doit aimer aujourd'hui", "Je vais t'aimer non pas comme est mon corps, mais comme je suis moi", quelque chose comme ça. C'est en tout cas ce que j'y vois. Quoi qu'il en soit, encore là un de mes coups de cœur de l'album, texte et musique que je trouve très beaux, entraînants, apaisants, durs et forts à la fois. Encore hâte de vivre ça en live.


"TomBoy 2" présente sur le second disque vient vraiment, j'imagine, comme la version première du morceau, avant intervention de Kiddy Smile, avant l'idée d'un chant à deux voix, à deux langues. Si, fondamentalement, cela ne change pas grand chose, je préfère la version numérotée 1 à celle-ci, car je trouve les parties anglaises du texte plus explicatives du fond du message.


"Believe me one day
We won't need to hide
Believe me one day
We will let our love shine"


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11 Song For A Dream


Comme pour la chanson d'ouverture, l'Anglais affiché du titre ne me semble pas forcément justifié, et aurait pu gagner à être en Français. Néanmoins, c'est là un moindre défaut. Le texte est beau, il est fort, il pose toutes les envies que l'on aurait pour le monde, pour un monde qui serait plus parfait que celui dans lequel on vit, mais qui ne peut qu'être un rêve tant il est peu tangible. Que les mots soient plus ou moins autobiographiques ou qu'ils se réfèrent juste à un idéal qui se veut universel, ils restent compréhensibles par tous, et je pense que peu de gens ne percevront pas le besoin même que le narrateur a de voir le monde se diriger en ce sens-là. Il n'y a rien de mal dans ce qui est souhaité, juste l'envie d'améliorer les choses, de les vouloir plus belles qu'elles ne furent, qu'elles ne sont, qu'elles ne seront peut-être.


La musique est toujours entraînante, et ce particulièrement dans les refrains, où Sirkis reste en tonalité grave mais se permet dans envolées hautes et fortes (qui, je pense, peuvent être dues au travail de composition de Renaud Rebillaud, quand on écoute les précédents travaux qui ont pu être les siens). J'aime beaucoup sa façon de chanter ici, envers et contre tout, toujours cette petite utilisation du vocabulaire religieux pour affermir le propos qui va bien au-delà. L'une des chansons où l'on sent l'habituelle licence poétique de Sirkis, qui fait fi des règles de conjugaison de notre langue pour le bien de son texte (ce qui, en soi, ne me gêne pas car il y a des émotions bien au-delà, mais la différence est si minime que je me demande si elle était nécessaire). Si le titre évoque le film de Darren Aronofsky assez facilement, je ne sais pas non plus s'il y a une réelle filitation (si filiation il devait y avoir, je l'aurais plutôt vue dans le morceau suivant), mais je me laisse le temps d'y réfléchir plus tard...


"Tombera les croix
Mon rêve réussira
Tomberont les diables
Les dieux n'existent pas"


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12 Cartagène


Le nom de cette chanson m'a interpellé dès l'orée, mais les retours critiques du début la mettait plutôt de côté. Toujours est-il que dès les premières notes, on sent une ambiance poisseuse, dure, froide, anxiogène, et que je trouve nécessairement très réussie. Le tempo (sans vérification au moment où je l'écris) me rappelle assez "Henry Darger", mais dans une version où l'atmosphère est totalement différente, cette fois-ci portée par quelque chose de bien plus sombre. Un constat du monde en l'état actuel, voire avec un peu d'anticipation, pour voir à quoi il ressemblera. Il n'y a rien de joyeux dans ce morceau, et on sent un ras-le-bol, un cri sur tout ce qui, encore et toujours, ne va pas. On s'interroge, mais avec les rues que l'on parcourt et le comportement des gens. Alors pour éviter tout cela, on prend ce qu'il faut pour s'envoyer rêver, aller voir ailleurs (c'est en tout cas ce que je comprends dans "Je prends du Cartagène").


La musique a quelque chose d'inéluctable, on se la prend en pleine poire, on est tenté de se plonger dans ses guitares mais elles nous renvoient à ce qu'elles illustrent, un monde qui n'est pas plaisant. J'adore, vraiment, le rythme de la basse dans l'introduction du morceau, et son développement sur le refrain. Dans une moindre mesure, cela me fait penser à certains morceaux qui veulent véhiculer une ambiance malaisante, comme par exemple la piste "The Handler" sur l'album Drones de Muse, où l'on se sent perturbé, oppressé, agressé par les tons poisseux qui nous englobent.


"Et ça panique dans la nuit
Je prends du Cartagène
Il y a trop de peine
Qui me réveillera"


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13 Gloria


Et nous voici arrivés à la dernière piste de l'album en lui-même. Dès son annonce, là encore, j'ai été très heureux d'y trouver cette collaboration avec Asia Argento. Je dois avouer que si je m'attendais à un duo en bonne et due forme du genre de "Le Grand Secret", qui m'apparaît être en quelques sortes le duo ultime dans la discographie du groupe, j'ai été un petit peu déçu au début. J'aurais aimé des parties chantées, séparément d'abord, puis réellement en duo, par les deux voix. Néanmoins, après plusieurs écoutes, je me suis mis à apprécier vraiment ce mélange des deux voix, qui s'additionnent pour moi très bien, en un cœur mêlé plutôt qu'en simple ajout de chœur. J'ai entendu après Sirkis dire en interview que l'idée était justement de faire chanter les deux voix sur le même texte, en même temps, pour montrer à quel point elles vivent la même chose, ensemble, exactement. Les personnages ressentent les mêmes envies, les même besoins, les mêmes mots l'un envers l'autre, l'un pour l'autre, l'un avec l'autre. Et, vu comme ça, le texte, le mélange des voix, prend une ampleur très doucement belle, je trouve. Comme un couple poussé dans son plus beau point de fusion.


La musique ici n'est pas une de celles qui me restent le plus en tête. Je la trouve bien, belle, mais le texte ressort vraiment au-dessus d'elle, à tel point qu'elle paraît surtout être l'accompagnement, l'illustration du tout. J'imagine que pour se faire une meilleure idée, il faudrait que je l'écoute en faisant abstraction du texte, parce que dans un premier temps j'ai du mal à l'en détacher. Du même coup, j'ai presque l'impression que c'est l'une des chansons les "moins Indochine" présentes sur l'album. Comme si elle aurait, plus facilement que d'autres, pu être due à un autre artiste. Elle est belle, agréable, et j'aime beaucoup l'amour profond de son texte, mais vraiment j'aurais besoin de plus d'écoutes pour réussir à me faire un avis construit dessus. J'imagine que j'y reviendrai plus tard. Mention spéciale à l'ambigramme du titre de l'album dans le livret, très jolie pièce de calligraphie.


"Gloria ia
A nos fantômes
Gloria ia
Sains et saufs
Ici et là
On te gardera
La vie et toi
On te gardera"


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14 Trump le monde


Premier morceau inédit (mettons là quelques belles guillemets) de l'album, ouverture du disque 2. Après les premières reviews média qui parlaient d'un mélange de reggae et de punk rock, j'avais fortement envie de voir, plutôt d'entendre, ce qu'il en serait alors. Et, aussi étonnant que ce soit pour de l'Indochine, oui, clairement, les couplets sont entourés d'un reggae assez simple, avec un synthé tout de même assez présent pour marquer la mesure, tandis que les refrains sont électro-punk, sans concession. Le mélange est assez... inhabituel, tout genre confondu, mais j'aime le décalage que cela créé. Je me demande si ce morceau sera un jour joué en live, mais vu son texte politiquement orienté, j'imagine qu'il pourrait servir au moins partiellement pour le medley qui viendra probablement se glisser au milieu des concerts du 13 Tour à venir.


La voix de Sirkis, sur ce morceau, particulièrement la façon dont il place ses intonations dans les refrains, me fait beaucoup penser à des morceaux échappés de la période de 7000 Danses, chose assez inattendue, particulièrement à la chanson "Paris Brûle-t-il ?". Je ne sais pas si le rapprochement est renforcé par le ton politique présent dans l'album susnommé ou non, mais voilà. Ceci mis à part, ce n'est pas la chanson la plus intéressante ici pour moi, et je comprends qu'elle ne figure pas directement dans l'album. Pour un texte politico-polémique, je le trouve assez simple, mais en même temps, même si ce cher Donald Trump est plus complexe qu'il n'y paraît, reste que l'auto-caricature qu'il se créé constamment permet facilement à ce texte de trouver une place des plus légitimes. De plus nombreuses écoutes feront gagner en intérêt à ce morceau, je pense. Bon, sinon, autant je trouve que Sirkis a fait des efforts en Anglais, autant sa prononciation des "h" sur les version de fin est très insuffisante, typiquement Française, et peu travaillée.


"Tout est trop suspect pour lui
Il trompe le monde et tant pis
Il propagande son ego"


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15 La 13ème Vague


Et voici la dernière piste de l'album, deuxième du deuxième disque (j'ai déjà évoqué en amont la version longue de "Station 13" et "TomBoy 2", et je ne reviendrai pas sur les remix qui ne m'intéressent pas particulièrement ; j'aurais préféré un remix fait par oLi De SaT, comme pour les singles de BCP entre autres). Cette chanson est sympa, vraiment, pour moi, et si la première écoute ne m'a guère marquée, à force elle est un peu plus restée en tête, surtout son refrain, très simple mais appréciable et efficace (comme toujours, Sirkis est vraiment doué pour ça). Autrement, ça reste un morceau très anecdotique, qui n'apporte pas grand chose à la fresque d'ensemble. Je le réécouterai plus tard pour un avis plus précis, mais pour l'instant, à part l'illustration du thème de la fuite en avant, de l'ailleurs pour un meilleur, je n'ai pas grand chose de plus à en retirer. Même musicalement, si c'est sympathique ça ne m'a pas particulièrement marqué non plus. Et achevons donc là la review morceau par morceau.


"Alors voilà tes mains
Qui glissent sur mon dos
Et caressent en bas du dos
Ton ombre douce sur ma peau"


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Après ce tour des morceaux qui composent le nouvel album, j'ai donc amplement exposé mon point de vue, mes avis et mes préférences sur les nouvelles (et souvent très belles) compositions qui nous sont livrées ici. Maintenant, je vais m'arrêter ici (et oui, parce que vue l'heure je suis relativement fatigué), mais je pense que je reviendrai bientôt pour faire un dernier tour d'horizon global et un avis après avoir décortiqué l'ensemble, ne serait-ce que pour s'intéresser plus avant à l'aspect thématique et graphique, où au concept général de l'album (car oui, même si après Alice & June, Sirkis n'a eu de cesse de clamer que les albums se voulaient dorénavant plus simples et ne plus être de purs concept-albums, pour moi il n'a eu de cesse de développer, inconsciemment ou non, des albums autour, à chaque fois, d'un ou deux concepts clés qui créent un fil directeur global et complexifient la lecture de l'opus). J'y reviendrai, plus tard.


Mais pour l'instant, tout ce qu'il y a à retenir (oui, tout ça pour ça), c'est que j'ai très largement apprécié 13, pour tout ce qu'il apporte et promet pour plus tard, pour l'envie de nous laisser en terrain connu tout en nous emportant en des terres inconnues, propulser vers l'envie d'un ailleurs, crier que l'on a besoin de partir vers d'autres cieux, d'autres étoiles, d'autres galaxies, vers lesquels je me ferai un plaisir de voyager sans ciller.


Et sur ce je me plais à rêver qu'il ne reste qu'à s'envoler...


Bonne soirée à toutes et à tous.
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MessagePosté le: Sam 16 Sep 2017 - 11:39    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Vs saviez que song for a dream a ete compose en parti par le mec qu'a ecrit bocoup de chansons de maitre gims, sexion d'assaut et genji girac ??!!

Putain si c'ete aussi bon leur chansons je serai fan !! XD
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MessagePosté le: Lun 18 Sep 2017 - 17:09    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Bonjour à toutes et à tous,


Même si "Song For A Dream" est en effet composée avec la collaboration de Renaud Rebillaud, ayant travaillé entre autre pour Maître Gimm's, on sent quand même nettement la pâte Indochine dessus. Je ne sais pas quelle a été précisément sa part là-dedans, s'il est venu (comme Mickaël Furnon ou Jean-Louis Murat sur Paradize en leur temps) avec un morceau disons "à peine esquissé" à la guitare ou au piano, ou s'il a pris une part vraiment active. Néanmoins, dans les envolées de Sirkis sur les refrains, la façon de procéder et de découper la structure du morceau me rappelle, par exemple, "J'me tire" de Gimm's. Pas que j'apprécie particulièrement ses chansons, mais il faut avouer qu'il a un coffre vocal assez impressionnant avec des compositions souvent agréable (c'est après, au niveau des textes, de l'image, tout ça, que je n'accroche vraiment, vraiment pas). Mais libre à toi d'aller écouter ce que tu en penses et de nous faire part de ton avis évidemment ^^


Bon, sinon, après un week-end à (encore) beaucoup écouter l'album, je commence à plus apprécier "Karma Girls". Je trouve que le texte n'est pas le meilleur que l'on ai connu sous la plume de Sirkis ou celle de Murat, mais, couplé à la musique, on obtient tout de même un morceau assez fort en émotions, je trouve. J'aime particulièrement les guitares qui arrivent dans le dernier tiers, et la toute fin du texte.


Voilà voilà ♪
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MessagePosté le: Lun 18 Sep 2017 - 17:19    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Hell-or-Heaven a écrit:
on sent quand même nettement la pâte Indochine dessus

J'ai quand même un peu rigolé car je sais à quel point ta maîtrise de la langue française est totale et je trouvais ce lapsus sans doute dû à la fatigue très marrant. Mr. Green


Je n'ai pas encore eu le temps de lire ton avis complet, Hell-or-Heaven, malgré ce que mon like donne comme impression (saleté de doigt qui a cliqué tout seul) mais je me réjouis de le pouvoir!

En passant, j'aimerais bien des infos concernant la collaboration avec Asia Argento et Chloé Delaume... comme j'ai vécu dans une grotte ces derniers mois à cause de mes études, j'étais toute surprise d'y être confrontée. Vous savez comment ça s'est passé? Surtout avec Chloé car c'est assez étonnant qu'ils remettent ça, sachant qu'elle s'était sentie un peu mise en marge avant qu'ils l'engagent pour Les aubes sont mortes. J'ai presque l'impression que son livre a eu un tel succès que cela les a fait méditer, ce qui serait un poil dérangeant au niveau de la sincérité de leurs collaborations.
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Alors que le papier soit le champ de bataille
Que nos plumes à jamais gardent toujours leur livre
Qu’il est plus important d’être debout que de vivre

Ils peuvent assassiner nos corps mais pas nos âmes
Le souffle du néant n’éteindra pas la flamme
Tous les gamins du monde, charbon sur du papier
Dessineront toujours ton visage, ô Liberté!


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MessagePosté le: Lun 18 Sep 2017 - 17:44    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Unita a écrit:
J'ai quand même un peu rigolé car je sais à quel point ta maîtrise de la langue française est totale et je trouvais ce lapsus sans doute dû à la fatigue très marrant. 
 




Moque-toi, va =p Allez, par fair-play je n'irai pas corriger la faute !


Concernant Chloé Delaume, il ne l'a pas beaucoup évoquée en interview pour sa participation à 13, et comme à l'époque de La République des Meteors je ne suivais pas trop tout ça, je ne sais pas si on a de réelles informations dessus... Mais je ne pense pas qu'il y ait le moindre "ressenti" entre eux, néanmoins. Dans son livre "La Dernière Fille Avant La Guerre", Delaume ne semble pas en vouloir à Sirkis ou au groupe, mais plus à elle, qui s'est retrouvée incapable de livrer en temps et en heure un texte pour l'un des deux morceaux qu'on lui avait confiés. Je n'ai pas lu le livre depuis au moins 3 ans, je crois, donc je ne suis plus forcément sûr de ce que j'avance néanmoins. Mais je me souviens qu'elle avait parlé de la complexité de l'exercice, complètement nouveau pour elle, et de tout ce qu'elle avait en tête en le faisant : son amour adolescent pour Sirkis, la peur de faire un texte ridicule, l'envie de trouver des mots jouant avec les "tics" vocaux de Sirkis, etc., etc. Je crois que le livre a surtout eu pour elle une fonction cathartique, plus qu'une envie de régler ses comptes. En tout cas c'est ainsi que je l'avais perçu. Elle donne des morceaux de textes, des vers par-ci par-là, mais difficile de les faire coller comme ça aux deux musiques que l'on a déjà pu entendre. D'ailleurs, le seul fait qu'elle ait pu, légalement, diffuser les deux chansons en yaourt "Beauty Queen" et "Penetration" pendant une lecture publique (je crois) de son livre montre qu'elle devait être en bonne entente.


J'imagine que sa participation, déjà, à l'album de 2009 pour livrer "Les aubes sont mortes" fut surtout une façon d'enfin concrétiser quelque chose qu'elle aurait aimé faire depuis longtemps. Et je suppose que, pour celle-ci comme pour "Suffragettes BB", Sirkis a du lui envoyer des maquettes de chanson qui, d'après lui, pourraient coller avec l'écriture et l'imaginaire assez pop et rythmé de l'auteure, ce qui en a résulté ces deux textes vraiment bons (d'après moi), qui s'intègrent très bien à l'univers du groupe dans leur façon de citer énormément d'œuvres, de références, en un pot-pourri de culture et de citations.


Je te conseillerais, si tu en trouves le temps, de lire son livre, même si ça paraît "décousu" car très intime dans l'écriture (pas intime d'un point de vue charnel, plus psychologique, dans sa tête à elle, où ça déménage), ce fut pour moi une agréable découverte. Et si Chloé Delaume n'a pas l'air d'en vouloir en quoi que ce soit à Indochine pour ces précédents travaux avortés, ce n'est pas le cas de l'auteure Camille Laurens, qui dans "L'Amour, roman" vient raconter quelques-uns de ses échanges téléphoniques avec Sirkis, au sujet de l'écriture de "Comateen 1" pour Paradize. Elle livre ce qui, apparemment, était la version du texte vraiment telle qu'elle l'avait écrite, et ça ne ressemble pas beaucoup à la version finale (et j'ai envie de dire tant mieux). Elle n'a pas non plus l'air de lui en vouloir énormément mais dit que le texte a été considérablement changé, notamment en supprimant tous les "je t'aime" qu'il pouvait contenir, car c'est une expression que le chanteur n'a jamais voulu mettre dans ses textes (la seule fois où on le trouve chez Indochine, à ma connaissance, c'est dans une reprise, "Je t'aime tant"). Enfin bon, bref, là encore, mes souvenirs restent un peu flous. Je serais curieux d'avoir les retours des autres écrivains ayant collaborés avec le groupe, comme Ann Scott sur "Paradize", par exemple.


(J'étais sensé faire une réponse brève... On repassera, pour ça.)


Pour Asia Argento, il en a un peu plus parlé dans les interviews récentes. Il l'avait rencontrée à l'époque de Black City Parade et voulait réellement qu'elle réalise un clip pour "Belfast", ce qui n'avait pas pu se faire car, à l'époque, elle était occupée par l'un de ses propres projets, probablement le film L'Incomprise sorti en 2014. A la place on a eu le clip live qui, clairement, dénotait de l'esthétique et de l'initiative des trois précédents clips portés par des réalisateurs et artistes notables, mais bon, cela donnait de belles images du Black City Tour, et puis c'est toujours bien plus réussi que le clip de "Traffic Girl"...


Quoi qu'il en soit, il a gardé l'envie de collaborer avec elle, ce qui s'est fait par l'intermédiaire de la chanson "Gloria", tout d'abord, où il voulait vraiment chanter avec elle, en osmose, en fusion, comme un couple accompli avec des émotions, des envies, des destins absolument croisés et liés, non pas comme un duo chanté successivement par l'un et par l'autre. J'apprécie, personnellement, la démarche et l'idée, et même le résultat final où leurs deux voix se marient agréablement en une troisième très androgyne, même si j'aurais apprécié d'entendre l'actrice/réalisatrice/chanteuse/etc. Italienne chanter un peu isolément. Ensuite, je crois avoir compris qu'au moment de tourner un clip pour "La Vie est Belle", Sirkis ne savait pas où aller et, un peu pressé par le temps, il lui a demandé si elle souhaitait s'en occuper, avec carte blanche et comme seule consigne au cahier des charges de filmer en vue subjective (d'ailleurs, j'ai vu avant-hier sur l'Instagram d'Argento que l'actrice jouant le personnage principal féminin adolescente était sa propre fille, j'aime l'idée). Sirkis l'a donc plusieurs fois évoquée en interview, et globalement j'aime bien comme il parle d'elle, de son univers, de ce qu'il apprécie chez elle, etc. =)


Bref ! Encore un énorme pavé pour pas grand chose :3


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MessagePosté le: Lun 18 Sep 2017 - 17:53    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Un pavé pour bien plus que pour pas grand-chose, au contraire! Merci pour toutes ces précisions, ça m'aide beaucoup!

J'ai souvent eu envie de me plonger dans le livre de Delaume mais jamais pris le temps. Du coup, ça m'intrigue encore davantage, maintenant. Laughing Je vais le faire et m'exprimerai dans le sujet adapté. Wink
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MessagePosté le: Lun 18 Sep 2017 - 18:56    Sujet du message: 13, l'album Répondre en citant

Bon et bien ravi d'avoir pu t'aider un tant soit peu ^^ Si à l'occasion j'entends parler des collaborations passées ou présentes, ne serait-ce qu'avec les nouveaux intervenants comme Renaud Rebillaud, je viendrai ici. Je me demande si c'est le groupe qui a fait appel à lui, ou si c'est lui-même qui s'est manifesté, comme l'ont fait Furnon ou Murat depuis Paradize...
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